L’Assemblée des Français de l’étranger appelle à l’aide le ministère de l’éducation nationale

L’Assemblée des Français de l’étranger réunie à Paris la semaine dernière a unanimement adopté une résolution concernant le réseau extérieur des établissements d’enseignement français. L’on y perçoit son inquiétude pour l’avenir et la nécessité pour le ministère de l’éducation nationale de prendre toutes ses responsabilités dans le fonctionnement de ce dispositif essentiel à la présence française dans le monde.

L’Assemblée a ainsi rappelé que l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger contribuait au service public d’éducation et demandé qu’elle puisse bénéficier des moyens du ministère de l’éducation nationale, afin d’alléger les charges croissantes imposées aux familles.

Il s’agit là d’une prise de position nouvelle et importante, qui intervient à quelques jours des États généraux sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger, convoqués pour le 2 octobre au Quai d’Orsay par Bernard Kouchner. Le ministre des affaires étrangères et européennes compte s’appuyer sur les conclusions de cette réunion pour présenter ensuite sur le sujet une communication en Conseil des Ministres.

Espérons qu’il en sortira les décisions courageuses indispensables pour assurer la survie et le développement de ce réseau, aujourd’hui gravement menacé par l’insuffisance persistante de ses moyens et le découragement de nombreuses familles, françaises comme étrangères, devant les sacrifices qui leur sont demandés.

Députés des Français de l’étranger : prise de position en faveur du scrutin proportionnel

À une très forte majorité, l’Assemblée des Français de l’étranger vient de prendre position, d’une part pour la création de douze sièges de députés pour nos compatriotes établis hors de France (pour le moment, seul le principe est acquis, le nombre de députés n’est pas encore fixé), d’autre part pour le scrutin de liste à la proportionnelle (alors que le gouvernement a plutôt choisi le scrutin majoritaire). Pourquoi cette double prise de position ?

Douze députés pour les Français de l’étranger, c’est tout simplement l’application de la moyenne du nombre d’électeurs par député en France. Avec un 1,4 million de Français enregistrés dans les consulats et plus de 860.000 électeurs inscrits à l’étranger, c’est le nombre de députés auquel les Français établis hors de France ont droit, même si l’on entend dire parmi les décideurs que huit députés feraient aussi bien l’affaire… C’est une question d’équité, et même d’application du principe constitutionnel d’égalité.

Quant au scrutin proportionnel, il est à l’évidence le seul praticable. Il permet de en effet de choisir ses députés en un seul tour de scrutin alors que le scrutin majoritaire appliqué en France oblige à l’organisation de deux tours de scrutin. Compte tenu des très grandes distances séparant les électeurs à l’étranger et des aléas de la poste dans la plupart des pays du monde, il ne serait matériellement pas possible d’acheminer le matériel électoral du deuxième tour aux électeurs dans des conditions de sécurité et de rapidité adéquates. Le scrutin proportionnel est donc beaucoup plus simple et sûr à mettre en œuvre.

Notre association Français du Monde – ADFE, qui défend depuis un certain temps ces idées de bon sens, a donc eu la satisfaction d’y rallier la quasi totalité des membres de l’Assemblée des Français de l’étranger, toutes opinions et couleurs politiques confondues.

Encore faut-il à présent les faire passer auprès du gouvernement, du parlement, et de la commission chargée du découpage électoral. Nous allons nous y employer dans les semaines qui viennent.

Claudine Lepage vient d’être élue au Sénat

Notre amie Claudine Lepage, adhérente de la section de Munich, conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger depuis 1991, vice-présidente de l’AFE, vient d’être brillamment élue au Sénat. Elle y rejoint Monique Cerisier ben Guiga et Richard Yung, membres de notre association, sénateurs des Français hors de France. Bonne chance à Claudine dans sa nouvelle carrière !