Du nouveau pour les Français souhaitant travailler au Québec

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, et le président Sarkozy viennent de signer, en marge du XIIe Sommet de la francophonie, une entente sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles.

Les architectes, pharmaciens, avocats, médecins, ou encore les assistants sociaux ou experts-comptables, ainsi que la plupart des travailleurs du bâtiment (carreleurs, conducteurs d’engins de chantier, peintres, maçons,…) pourront donc exercer leur métier au Québec et vice versa.

Une vingtaine d’ordres professionnels et de corps de métiers classés “prioritaires”, surtout dans le secteur de la santé où la pénurie est criante, ont d’ores et déjà signé une “déclaration d’engagement”, prélude à de futurs “arrangements de reconnaissance mutuelle”. Ainsi, l’entente France-Québec doit- elle couvrir, d’ici au 31 décembre 2010, tous les métiers et professions réglementés.

Quelque 4 000 immigrants demandent chaque année une équivalence de diplômes aux ordres professionnels québécois pour obtenir un permis d’exercice (+ 500 % en dix ans). Et durant la dernière décennie, 16 % d’entre eux ont été refusés et 66 % se sont vu prescrire une formation complémentaire. Seuls 33 % ont été admis directement. Cette entente bilatérale, après approbation par le Parlement, permettra donc à la France d’aider ses quelques 100 000 ressortissants au Québec, mais aussi de favoriser la mobilité professionnelle et au Québec de pallier sa pénurie de main d’œuvre liée au vieillissement de sa population.

A terme, cet accord pourrait même être appliqué à d’autres corps de métier et étendu à tout le Canada et à l’Union européenne.